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#Jeux2030Inclusifs

Un an de mobilisation pour le retour du Sport Adapté aux Jeux paralympiques d’hiver.

Lancée le 27 septembre 2025, la tribune Jeux 2030 Inclusifs fête sa première année de mobilisation. Près de 6 000 personnes ont déjà signé pour soutenir le retour des sportifs du Sport Adapté aux Jeux paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030. En un an, sportifs, associations, élus, acteurs du mouvement paralympique et citoyens ont contribué à faire progresser le sujet.

Il y a un an, une question était posée : les Jeux paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030 peuvent-ils devenir une nouvelle étape dans l’inclusion des sportifs présentant un trouble du neurodéveloppement ?

Le 27 septembre 2025, Marc Truffaut, président de la Fédération française du Sport Adapté (FFSA), et Sandrine Chaix, vice-présidente de la Région Auvergne-Rhône-Alpes chargée du handicap, lançaient la tribune « La France, porte-drapeau de l’inclusion paralympique ! À nous d’écrire cette page. »

Avec le soutien de Fabrice Pannekoucke, président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, et de Marie-Amélie Le Fur, présidente du Comité paralympique et sportif français (CPSF), cette mobilisation porte depuis un an une ambition : permettre aux sportifs du Sport Adapté de retrouver leur place aux Jeux paralympiques d’hiver, à l’occasion de l’édition 2030 organisée dans les Alpes françaises.

Gaël Salomon, para skieur nordique adapté et membre de l'équipe de France de Sport Adapté, lors des Jeux paralympiques d'hiver de Nagano en 1998.

Près de 6 000 signatures pour une même ambition

En douze mois, la tribune Jeux 2030 Inclusifs a rassemblé près de 6 000 signataires en France et à travers le monde.

Sportifs, associations, élus, acteurs du mouvement paralympique, entreprises et citoyens ont rejoint cette mobilisation, donnant progressivement une dimension internationale au sujet. Car derrière cette démarche, il y a avant tout des sportifs.

La tribune est notamment portée par des sportifs français de haut niveau comme Thomas Girard et Mélanie De Bona, en para ski alpin adapté, Clément Richard et Clément Colomby, en para ski nordique adapté, ainsi que Marie Graftiaux, en para natation adaptée.

Au fil des mois, des sportifs internationaux ont également rejoint le mouvement : Georgia Yuen, skieuse australienne, Magdalena Sailerová, skieuse tchèque, ou encore Haleigh Bates, skieuse américaine et membre du premier Conseil des athlètes de Virtus.

Ces parcours ont un point commun : ils démontrent que les sportifs du Sport Adapté s’entraînent, concourent et performent au plus haut niveau, y compris sur les mêmes pistes que celles utilisées pour les compétitions internationales.
Découvrez leur portrait ici.

 

Des compétitions déjà organisées sur les pistes des Alpes françaises

L’une des avancées majeures de cette première année est aussi très concrète.

En 2025, les championnats du monde Virtus de ski alpin et de ski nordique se sont déroulés dans les Alpes françaises. Ces compétitions ont démontré la possibilité d’organiser des épreuves de Sport Adapté sur des pistes homologuées par la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) et selon les règlements de la FIS.

Une réalité sportive qui vient nourrir les réflexions sur la possibilité d’une réintégration du Sport Adapté aux Jeux paralympiques d’hiver.

Un soutien qui s’est progressivement élargi

Au cours de cette première année, la question de la place des sportifs présentant une déficience intellectuelle dans les grandes compétitions internationales a également gagné en visibilité.

Le Comité paralympique et sportif français (CPSF), des parlementaires, des élus locaux et régionaux, des personnalités du sport et des partenaires privés, parmi lesquels Malakoff Humanis, ont contribué à faire connaître la mobilisation.

En novembre 2025, le sujet est notamment porté au Sénat lors d’une commission consacrée au mouvement sportif français et à l’audition des comités olympiques. Le sénateur Cédric Vial y porte la voix de la tribune et du Sport Adapté.

Quelques mois plus tard, en mars 2026, Edgar Grospiron, alors président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver Alpes 2030, déclarait au Figaro que l’intégration des sportifs déficients intellectuels « fait partie des réflexions ». Quelques jours plus tard, Ophélie David l’interrogeait à nouveau sur le sujet en direct sur France TV. 

La France réaffirme son ambition pour l’inclusion sportive

Le 4 septembre 2026, lors de la Conférence nationale du handicap, le président de la République Emmanuel Macron a appelé à « réhabiliter » l’image du handicap et évoqué la nécessité d’une meilleure représentation des personnes handicapées dans les compétitions sportives, avec une attention particulière portée aux sportifs présentant un handicap intellectuel. 

Dans son intervention, il a également indiqué que la France souhaitait soutenir auprès du Comité international olympique une meilleure représentation des personnes handicapées dans les grandes compétitions sportives, notamment des personnes présentant un trouble du neurodéveloppement ou du développement intellectuel, dont les personnes avec trisomie 21. 

Ces prises de parole contribuent à inscrire la question de l’inclusion des sportifs du Sport Adapté dans une réflexion plus large sur la représentation du handicap dans le sport de haut niveau.

Virtus et la FIS : une coopération déjà engagée

La question des classifications et de l’éligibilité des sportifs présentant une déficience intellectuelle constitue un enjeu essentiel pour leur retour aux Jeux paralympiques.

En 2012, les travaux internationaux menés sur l’éligibilité et les classifications avaient permis aux sportifs du Sport Adapté de retrouver les Jeux paralympiques d’été à Londres. Les Jeux paralympiques d’hiver n’ont, eux, pas encore connu cette réintégration.

Une évolution est toutefois engagée.

En juillet 2025, Virtus et la FIS ont signé un protocole d’accord prévoyant notamment de renforcer leur coopération technique et de travailler à l’inclusion des sportifs présentant une déficience intellectuelle dans les disciplines du ski alpin et du ski nordique, potentiellement dès 2030.

En 2026, Virtus a par ailleurs reçu une bourse de l’International Paralympic Committee (IPC) pour poursuivre les recherches sur l’éligibilité et les classifications dans plusieurs sports Virtus, notamment en para ski nordique adapté, mené par le département de recherche de KU Leuven.

 

Une prochaine étape majeure : ouvrir la porte aux skieurs du Sport Adapté

Un an après le lancement de la tribune, la dynamique est donc engagée. Mais une étape importante reste à franchir.

Pour permettre aux skieurs du Sport Adapté du monde entier de retrouver les Jeux paralympiques d’hiver en 2030, la Fédération internationale de ski et de snowboard (FIS) constitue aujourd’hui un acteur majeur dans le processus.

Avec l’IPC, elle doit notamment permettre l’ouverture d’une nouvelle classe de handicap pour les sportifs du Sport Adapté dans les épreuves de ski alpin et de ski nordique.

La coopération entre la FIS et Virtus est déjà formalisée depuis 2025. Un groupe de travail commun porte notamment sur les questions techniques, les règles de compétition et les classifications.

Pour la tribune Jeux 2030 Inclusifs, l’enjeu de cette deuxième année de mobilisation est donc désormais d’accélérer cette coopération et de permettre d’avancer vers une décision concernant la réintégration des skieurs du Sport Adapté aux Jeux paralympiques d’hiver Alpes françaises 2030.

Les Championnats du monde de ski nordique Virtus 2026 se sont déroulés du 18 au 25 février 2026 à Shchuchinsk, au Kazakhstan - Crédit : FFSA

Un an après, un message qui dépasse le ski

Cette première année montre surtout que la question dépasse largement celle d’une seule discipline.

Les sportifs présentant une déficience intellectuelle, avec ou sans handicap associé comme la trisomie 21, ou un trouble du spectre de l’autisme, participent à des compétitions internationales dans de nombreuses disciplines.

Leur retour aux Jeux paralympiques d’hiver constituerait une nouvelle étape dans cette histoire de l’inclusion sportive.

La dynamique est engagée. Les sportifs sont prêts. La France est prête. Les acteurs internationaux travaillent déjà ensemble.

Comme le rappelle Sandrine Chaix , « il reste désormais à transformer cette dynamique en une décision qui permette aux skieurs du Sport Adapté de retrouver, dès 2030, la plus grande scène du sport paralympique d’hiver. Oui, nous devons faire de 2030, la nouvelle page de l’histoire paralympique. » 

Un an après son lancement, la tribune Jeux 2030 Inclusifs entend donc poursuivre sa mobilisation avec une conviction simple : les Jeux paralympiques d’hiver des Alpes françaises 2030 peuvent devenir une nouvelle étape dans l’histoire de l’inclusion sportive.

Après Paris 2024, qui a profondément contribué à changer le regard porté sur le handicap, « les Jeux de 2030 offrent à la France une nouvelle occasion de porter un message universel : celui d’un sport où chaque sportif peut trouver sa place. C’est tout le sens de ce mouvement que nous portons »
Marc Truffaut.

Près de 6 000 signatures ont déjà permis de faire entendre cette voix à travers le monde. La prochaine étape est désormais entre les mains des acteurs internationaux du ski et du mouvement paralympique.

La France a ouvert une porte. Il reste à l’ouvrir davantage pour permettre aux sportifs du Sport Adapté de retrouver, eux aussi, une place sur la scène paralympique d’hiver.